Les meilleures pâtisseries de Paris

Oui oui, vous avez bien lu.

Lau et moi venons de réitérer notre phénoménal exploit de l’année dernière.

Cette perspective délirante, fantasme inassouvi pour les uns, improbable cataclysme calorique pour les autres, consistant à faire sur une journée le tour des meilleures pâtisseries parisiennes, nous l’avons renouvelée.

Dans les rues de Paris surchauffées par un soleil déchaîné, les passants furent nombreux ce mardi de juillet à nous applaudir tout au long de notre trajectoire.

Les voilà, les voilà!!!!

La caravane de folles a sévi une fois encore.

Plus entraînées que pour le Tour de France, avec pour tout dopage notre seule motivation, nous avons marché-dégusté à n’en plus pouvoir, finissant à bout de force – mais heureuses – notre insensé périple.

Pour le choix des pâtisseries, nous avions réuni la fine fleur de nos envies et des suggestions glanées à droite à gauche, nos principales sources ayant été bien sûr l’incontournable blog de Louise, le Figaroscope, le « buzz » général et certains Coupsdefoodeurs avisés comme Pau, Chipie Chic ou encore Jean-Phi.

Un algorithme complexe nous a permis de régler la question du parcours et nous a obligées à transiger sur certains quartiers. Nous avions cependant l’ambition de caser une séance de cinéma (pour manger tranquillos des sablés), mais on n’a pas trouvé de film durant moins de 7 minutes.

Le Kiff Tour, faut-il le préciser, n’a d’autre ambition que de nous faire plaisir et d’autre prétention que de rapporter nos propres perceptions.

Trêve de préambule, venons-en au Jour J.

Je me lève très tôt et après une rapide lecture des centaines de messages de soutien qui nous parviennent du monde entier (« Courage les filles »; « On pense à vous », « On est tous avec vous », « J’aurais tant aimé trouver un billet d’avion pour vous voir »), je suis fin prête.

– Maman, t’es prête hyper tôt aujourd’hui!

– Parce que je pars, Poussin.

– Tu vas où?

– Manger des gâteaux.

– Je peux venir?

– Non, poussin, c’est trop fatiguant pour les enfants.

– Papa, maman elle fait des blagues!!!

Première halte : la boulangerie du 84 rue de Maubeuge dans le 9è.

Vous n’en avez jamais entendu parler, c’est normal, c’est ce qu’on appelle une boulangerie de quartier, et c’est le genre d’endroit où jamais je n’aurais mis les pieds (alors que j’habite pas loin) si plusieurs personnes ne m’avaient sortie de mes idées préconçues.

– Ils font une super tradi à la boulange rouge.

– Celle en face de la pharmacie? Elle a l’air dégueu.

– T’as goûté au moins?

– Ben non, ça se voit quand on passe en face.

J’ai finalement goûté la Tradi, en effet fort bonne, et Pau, notre rédactrice et Coupsdefoodeuse hyper avertie m’a récemment lancé l’air de rien :

– Tu sais qu’ils font des viennoiseries de folie dans la boulange qui a l’air dégueu, en face de la pharmacie?

– Pfff. Moi ça fait longtemps que je sais qu’elle est pas dégueu. Faut pas se laisser influencer par une devanture.

Trop contente d’avoir une adresse « dénichée », j’ai donc acheté deux croissants et deux pains au chocolat encore tout chauds et frétillants de beurre.

Ah oui, je vous ai pas dit…

Cette fois, nous n’étions pas deux, mais trois.

Fanny, qui écrit aussi pour Coupsdefood, a souhaité intégrer la TAREE TEAM, et ce, en dépit de mes tentatives de dissuasion (il fallait éprouver sa motivation).

– Si tu viens, TU MANGES TOUT.

– Attends, ça dépend, yaura quoi?

– C’est pas grave, je te raconterai.

– Nan nan, c’est bon, je viens.

– Attends, pas de comédie de « ça me dit rien », « j’aime pas » ou « j’en peux plus », hein?

– Je VEUX venir.

– OK. Si tu craques, c’est que t’as pas le niveau, dans ces cas-là on continue sans toi, c’est CLAIR?

– J’y arriverai. J’en suis capable, je suis sûre.

Je plonge mon sachet de viennoiseries dans mon sac à dos (ouais, mon marido a eu la bonne idée de me conseiller de prendre mon big appareil photo, bon certes la définition est meilleure que sur l’I phone, mais c’est un peu moins discret).

Erreur fatale, ça + la cohue dans le métro + la chaleur etc., mes pauvres croissants sont arrivés méchamment écrasés à bon port.

Je rejoignais les filles à Faidherbe Chaligny en métro quand :

Mesdames messieurs, en raison d’un incident d’exploitation, c’est grave la merde sur toutes les lignes et la Belette va être grave en retard au Kiff Tour.

C’est ainsi que ce qui était déjà une mauvaise idée au départ (mettre des viennoiseries dans un sac chargé) s’est transformé en catastrophe (on relativisera plus tard).

– Elles sont tout écrasées, déplore Fanny.

– Ouais mais bon, j’aime bien comme ça, moi, ratatinées-beurrées, ça me rappelle la boulange de mon enfance.

– Ah ouais, moi aussi (Lau et moi habitions au même endroit).

– Oh la la, comment tu les as écrasées…

Alors, oui, c’est vrai qu’elles étaient moins gonflées, que le craquant du dessus s’etait volatilisé, et qu’elles ne sont pas d’anthologie (je regoûterai tout de même, pour leur rendre justice), mais on les a tout de même trouvées très bonnes (moi, le pain choco, Lau et Fanny ont beaucoup aimé le croissant).

Après une pause thé-croissants, c’est le début de notre sprint. Avec nos sandales ce mardi-là, nous étions suréquipées pour marcher à très vive allure voire courir du 11è au 6è, du 7è au 17è.
Les Usain Bolt du bitume.
Nous avons donc fait quelques pas jusqu’aux très esthétiques gâteaux de Lignac dans la pâtisserie qui porte son nom (la pâtisserie éponyme comme dirait l’autre). Je vous laisse admirer la tarte aux framboises, fort bonne, mais somme toute assez classique.
Fanny est rassurée, car nous coupons la tarte en trois bandes.
– Ah ça va, c’est rien en fait, on croit que vous mangez comme des dingues, mais pas du tout.
– Bah ouais, on est affamées en fin de journée avec nos bandelettes de pâtisseries.
On hésite sur la suite du programme, Pralus ou pas Pralus?
Pralus (pâtissier roannais Meilleur Ouvrier de France célèbre pour ses pralines auquel a succédé son fils, chocolatier de renom, l’un des rares à torréfier lui-même ses fèves, et créateur de la Barre Infernale…).
Direction la rue Rambuteau, même s’il s’agit d’un copieux détour (on n’est pas à 10 km près).
Nous demandons la fameuse Praluline, ou brioche aux pralines.
En mon for intérieur, j’ai quelques doutes, rapidement balayés par un orgasme au pied des tuyaux de Beaubourg (à ce moment-là, je n’ai que peu de considération pour l’octogénaire qui s’est suicidé la veille au même endroit  – vite, aboule la Praluline).
Fanny tombe sur un morceau surchargé en pralines, pas moi, putain la brioche, la consistance, les pralines, le goût, le craquant, c’est un truc de ouf.
Il est temps de manger un cheesecake.

Le Figaro ne jure que par lui, le cheesecake de chez She’s Cake.

Dans une mignonne petite boutique-salon de thé sise près de la gare de Lyon, la star de la maison se décline en une multitude de parfums assez tentants il faut le dire.

 

Nous optons pour un nature surmonté de quelques framboises (cette fameuse « touche minceur » qui ne nous quittera pas de la journée).

Fanny fait la fine bouche.

– J’aime pas le cheesecake.

– TU MANGES.

Elle prélève une particule de gâteau du bout de sa cuillère.

Mine de dégoût.

– Berk, j’aime pas le goût et c’est trop riche.

– On avait dit qu’on parlait pas des calories.

Je goûte.

– C’est trop riche.

– Ah bah tu vois.

Assez grosse déception en ce qui me concerne, insipide pâte aux Petits Beurre plus que détrempée, crème trop grasse et trop sucrée, manque la petite pointe d’acidité qu’on aime bien percevoir dans le cheesecake, même dans le lointain.

Lau est bien moins sévère que moi, mais le bilan est négatif.

Exit la Gare de Lyon, nous poursuivons notre quête dans le 6è, où se trouve une bonne partie des adresses.

Alors que nous avions supprimé la Maison du Chou de notre liste (on pensait que ce serait redondant avec la religieuse), nous tombons dessus lors de notre trajet et nous sentons obligées d’y faire un stop.

Il faut dire aussi que la boutique, charmante, est située sur l’une des plus jolies places de Paris (place de Fürstenberg). Elle me rappelle le temps où, étudiante, je m’arrêtais là pour bouquiner (bon en fait je mangeais des crêpes).

La Maison du Chou a été créée très récemment par Manuel Martinez, Meilleur Ouvrirer de France et chef du double étoilé Relais Louis XIII.

J’en conviens avec vous, ce n’est pas très original en ces temps de surchouïsation de se lancer dans pareil commerce à Paris. On goûte tout de même, sait-on jamais.

L’échoppe (j’ai du vocabulaire, hein) est minuscule, tout juste suffisante pour quelques tables et trois saveurs. Nature, café, chocolat.

On prend nature, Fanny prend chocolat.

Les choux sont fourrés minute, gage de fraîcheur.

Tout semble bien engagé, le craquelin de spéculoos qui recouvre le chou est avenant, on est contentes de tester un truc en plus de la liste qui est si mince…

Quand soudain c’est le drame.

On ne s’attendait pas à pareil fourrage.

Fanny espérait une ganache, Lau une crème fouettée, ce fut une espèce de mousseline, peu sucrée, à base de fromage blanc.
Le chou lui-même est excellent, mais nous n’avons pas été convaincues par la garniture.

A quelques mètres de là, Josephine Bakery nous attend de pied ferme avec son affriolante vitrine. Née de la rencontre entre un meunier et un pâtissier au riche parcours, cette boulangerie-pâtisserie joue la carte de l’enfance et des plaisirs d’antan avec des produits de qualité.

Nous optons pour le far breton et un sablé à la confiture – on nous a dit grand bien des sablés.

C’est dans un petit square au pied de l’église Saint Germain que nous déballons nos trésors.

Fanny commence à avoir un bon niveau et enchaîne les bouchées.

Le far est moelleux, très frais, pas sec, très (trop?) richement pourvu en pruneaux et l’appareil a un excellent goût d’oeuf(celui que recherchent les fans de far).

Petits bémols : un peu trop sucré et collant.

Quant au sablé… Déception, il est plutôt mou et ne présente pas un grand intérêt gustatif. On aurait peut-être dû prendre celui au beurre, et pas en été?

Un far sur un banc, en attendant

Après ces mises en bouche sucrées, nous décidons qu’il est temps de s’offrir une halte salée.

En chemin, nous croisons la boutique d’Arnaud Larher qui n’est pas prévue au programme.

On fait d’abord semblant de ne pas vouloir voir de plus près, et on finit avec une tarte au citron (Lau ayant une folle envie de tarte au citron).

C’est à regret que nous ne testons pas les fort sympathiques cakes. On doit se limiter.

Après une vague salade dégueu, Lau et moi croquons dans la tarte au citron (Fanny est excusée, elle n’aime pas mais c’était pas sur la liste).

Bof.

L’appareil est pas mal, quoiqu’un peu trop crémeux, mais le mariage avec les blancs en neige fadasses est malheureux tant pour le goût que pour la consistance. La pâte n’est pas assez présente.

Bien.

C’est pas tout ça, mais vous auriez pas envie d’une Tropézienne, vous?

Mais si, comment tu sais?

La célébrissime Tarte Tropézienne (bon ils disent tarte mais c’est pas du tout une tarte) d’Alexandre Micka a fait irruption à Paris voilà quelques semaines avec une boutique-salon de thé dédiée. Nous avons goûté la Baby Trop’, une version miniature.

La brioche est bien fondante, la crème a un bon goût de vanille, le sucre est parfaitement dosé avec les grains bienvenus pour casser la texture mais…

Ya un goût, là.

Ouais je crois que c’est du rhum.

Nous ne sommes toutes les 3 « pas très rhum », donc ce ne fut pas parfait pour nous, mais cela reste une douceur pas désagréable (surtout quand, comme nous, on n’a rien mangé depuis le matin)…

Evidemment, impossible d’être dans les parages sans faire un saut à la Pâtisserie des Rêves.

Alors que Fanny se tâte sur l’opportunité d’acheter un Paris-Brest « en gâteau », nous ne dérogeons cette fois pas au programme en optant pour le Paris Brest dans sa version glacée et les sablés au gianduja.

(désolée pour les photos, tout a fondu à toute allure).

Cette glace est simplement folle.

Si vous aimez le Paris Brest ou le praliné, elle mérite de très larges détours.

Nos avis ont divergé sur les sablés.

Lau est restée sur sa faim si je puis dire : « Mais… Le gianduja? ».

Fanny et moi avons adoré, mais il est vrai qu’on sentait surtout le chocolat noir et le sablé (divin) avec d’autres trucs dont Conticini a le secret (des noisettes craquantes et une fine couche de gianduja). Pas du tout écoeurant contre toute attente et fort peu sucré.

Il est temps de manger un fruit, non?

Nous avançons plus avant dans le 7è, jusqu’à Secco, où se trouve le gâteau préféré de Louise, la tarte aux pommes caramélisées.

L’aspect est rustique et fait songer à du fait maison (pas par moi).

Là encore, nous divergeons.

Lau – J’aime pas.

Moi – T’aimes pas quoi?

Lau – La pâte n’est pas assez croustillante, les pommes sont très bof, bon, chais pas, j’aime pas, me saoule pas.

Fanny et moi apprécions pour notre part la forte présence des pommes, bien cuites et cependant moelleuses, très charnues. La pâte gagnerait en effet à être un peu plus craquante, mais l’ensemble se distingue vraiment de ses copines tartes aux pommes des autres pâtisseries.

Après tous ces fruits, il va falloir couper avec du chocolat.

Direction Rollet Pradier, une vieille institution ronronnante du 7è, où la religieuse au chocolat est arrivée première au classement du Figaro.

Accueil plus que moyen, la vendeuse est assise et nous tourne le dos, puis elle se lève et nous voit avant de nous tourner le dos à nouveau pour envoyer un fax, alors qu’il n’y a que nous dans la boutique. Pas d’excuse, rien, alors que la pâtisserie date de 1854, la nana aurait dû avoir le temps de rôder son hospitalité, non?

La religieuse est jolie, mais Fanny se demande à juste titre si ce serait pas plutôt une mignardise…

Verdict : chou rassis, ganache pas mal, bon et très présent chocolat noir de glaçage, excellente idée de la feuille de chocolat craquante. Rien d’exceptionnel.

– Fanny, ça va, tu tiens le coup?

– Oui, je veux que tu sois fière de moi.

Nous marchons jusqu’au prochain spot fraîcheur, chez la glacière Martine Lambert où nous prenons un sorbet.

Ouais, on est au régime.

Nous suivons le conseil de Louise et optons pour cassis.

Très bon goût de fruit, assez bien dosé en sucre, belle texture.

Eh mais, on a presque fini là, non?

Il reste deux-trois trucs, super légers.

Rendez-vous dans la boutique Aux Merveilleux de Fred (plusieurs dans Paris). Ici, deux spécialités : les Merveilleux (meringue enrobée de crème fouettée) et les Cramiques (brioches).

On nous a conseillé les deux, alors on obtempère. Ce sera deux petits Merveilleux, un chocolat noir et un spéculoos-chocolat blanc, et une brioche aux raisins.

Nous les mangeons place Clichy, dans un décor tout autre que le 7è.

Les Merveilleux (pardon, je sais qu’il y a beaucoup d’amateurs) ne nous font pas plus jubiler que ça, et notre préférence va au chocolat blanc-spéculoos. Très sucré, forte présence de la meringue (mais les grandes tailles sont sans doute meilleures).

La brioche est quant à elle excellente.

C’est ici que Fanny déclare forfait, très proche du but, mais nous la félicitons et lui donnons des brioches pour le chemin, au cas où elle ait faim.

– Bravo, je suis hyper fière de toi.

Elle pleure.

Je pleure.

Lau pleure.

C’est comme aux JO, les nerfs qui lâchent après les épreuves. C’est normal il paraît.

Elles sortent du four, hummmmm, c’est parfait pour notre goûter, ça.

Mais qui a laissé des Merveilleux sur son Vélib?

Bon, nous, nous avons un but à atteindre. Une halte, encore.

Soudain, monte une panique.

Attends, il est 18h, si ça se trouve, ya plus de flan là où on va…

Putain c’est vrai, ça.

La peur au ventre, nous parcourons les derniers kilomètres qui nous mènent à Guy Môquet dans une autre boulangerie de quartier, elle aussi dénichée par un Coupsdefoodeur.

Ouf. Il reste pas mal de parts, tout simplement parce que leurs « flans à l’ancienne » sont présents en nombre, preuve qu’ils sont habituellement très demandés.

On prend une part, et la vendeuse, très souriante et sympathique, nous confirme que « oui, c’est vrai, les gens aiment beaucoup notre flan ».

Nous finissons en beauté sur ce flan à tomber, avec sa « pointe de crème fraîche » et tout ce qui fait qu’on a envie d’en reprendre et d’en reprendre.

Le parcours s’arrête là, non parce que nous sommes à bout, mais parce que je dois rentrer.

Lau constate qu’elle a « quand même le ventre un peu tendu ». Quant à moi, in the pocket, j’ai l’impression d’avoir juste mangé une pêche.

We did it.

Un grand merci à tous nos soutiens, nos coaches et conseillers, à nos familles qui nous ont encouragées, à Fanny qui l’année prochaine arrivera au bout, j’en suis sûre, à vous tous qui avez lu ce texte jusqu’au bout.

J’ai grave des courbatures du coup.

Et si certains souhaitent s’essayer au parcours…

Boulangerie du 84 rue de Maubeuge, Paris 9è (viennoiseries)
La Pâtisserie by Cyril Lignac, 24 rue Paul Bert, Paris 11è
Pralus, 35 rue Rambuteau, Paris 4è
She’s cake, 20 avenue Ledru-Rollin, Paris 12è
La Maison du Chou, 7 rue de Fürstenberg, Paris 6è
Josephine Bakery, 42 rue Jacob, Paris 6è
Arnaud Larher, 93 rue de Seine, PAris 6è
La Tarte tropézienne, 3 rue de Montfaucon, Paris 6è
La Pâtisserie des rêves, 93 rue du Bac, Paris 7è
Secco, 31 rue de Varenne, Paris 7è
Rollet-Pradier, 32 rue de Bourgogne, Paris 7è
Martine Lambert, 39 rue Cler, Paris 7è
Aux Merveilleux de Fred, 94 rue Saint-DOminique, Paris 7è
La boulangerie Basso,49 rue de la Jonquière, Paris 17è

Christophe Adam, pâtissier éclairé
La p’tite feuille à gros effet